CUBA - Où il est question d'Irma la dure et de Chacal

Publié le par matthias

 

Cuba Si !

Pourquoi choisir de partir à Cuba ?

Pas mal de cases qui pouvaient se cocher , afin de passer à autre chose, d'essayer de faire reset du disque .

Avec la poursuite du Grand Tour , j'aurai été de retour en Iran pour les premiers frimas , puis à traverser ensuite l'ubuesque Turkmenistan et les plaines asséchées ouzbeks . Pas prêt.

Soleil, chaleur, couleur, tropiques, plages, musique : c'était pas pour demain sur cette carte-là . Ni pour après-demain .

Alors, Cuba ?

Ca rentre dans les cases, et on en rajoute d'autres : La Havane, la salsa, Fidel e la Revolucion Cubano.

Et avec mon trip actuel de questionnements écomonico-philosophico-écologico-existentiels entre décroissance et recentrage ( Khrisnamurti, Rabhi, Reclus, Onfray, Tesson) , voir les derniers vestiges d'un communisme en grandeur nature tropicale, ça m'a apparu comme la super mega bonne idée . Avant fermeture du magasin pour liquidation totale sans inventaire ? J'y reviendrai, parmi tant d'autres choses, comme le choc de cet océan de couleurs .

Et sans contradiction aucune (!) j'écris ces premières lignes, sans reprendre mes notes, après une première dizaine de jours passée sur le sol cubain, bien installé sur le canapé de ma chambre superior de l'hôtel Sol Cayo Coco, un 4* Tudo Includo, de la côte nord de l'Ile crocodile , sur le Cayo Coco, au son des clips de Pitbul, Nicky Jam, Shakira, Nacho, et le local qui déchire tout, avec son Cubaton à fond que je trouve partout aussi dans la moindre gargotte, le bien nommé Chacal !

Le cayo a été totalement dévasté par l'ouragan Irma il y a deux mois … ça repeint, ça replante de partout autour, les arbres arrachés ayant déjà était déblayés . C'est assez triste à voir, la végétation naturelle semblant, elle, morte et figée, avec ses poignons de bois tendus vers le ciel .

Le Tudo Includo , ça me change vraiment de la Casa Particular, la chambre chez l'habitant ( qui se développe depuis quelques années ) . Et ça me permet de comprendre plein de nouveaux trucs sur ce pays unique, car l'une des premières ressources c'est quand même le tourisme en Tudo Includo : Cuba, ses plages de rêves, ses grands resorts all inclusive desservis par vols directs depuis le monde entier .

Arrivé hier dans l'après-midi, j'en repartirai tout de même aujourd'hui ( après avoir foulée la playa Pinar, tout au nord de l'archipelo Jardines del rey, sur le Cayo Guillermo, plage souvent classée comme la plus belle de Cuba , sauf si Irma lui a raté totalement sa dernière manucure ) .

C'est que je ne tiens toujours littéralement pas en place . J'en ai fait l'essai hier sur le transat de la plage … Et seuls les premières pages des Météores de Tournier , ont pu me garder un peu tranquille jusqu'au couché du soleil .

Pour arriver jusqu'ici , 2-3 jours à La Havane ( j'y reviendrai , dans tous les sens du terme ! ) , puis Trinidad la petite cité coloniale à aimant touristique, Sancti Spiritus, jolie ville historique normale avec des vrais cubains dedans, et maintenant le stop ( and go ) à Cayo Coco .

Un point sur ma situation de voyageur en général .

Faut toujours essayer de partir avec du bon matériel . Vous me direz que je ne suis plus un bleu depuis le temps , mais c'est comme tout , on apprend tous les jours .

Déjà , moâ, – sans parler de l'intellect – je suis parti boiteux .

Une sorte de mini-tendinite sur le dessus du pied gauche apparue comme par un noir miracle , 10 jours avant le départ . pommades, oesto, rien n'y a fait , je suis parti seul ET mal accompagné .

Moi qui ne suis jamais malade !

Et le matos physique agit sur la tête . Même si ça ne m'a pas empêché de parcourir la capitale dans tous les sens, à pieds . Moins rapidement qu'à l'ordinaire, et surtout pas avec la même pointure ! En fin de journée ma gauche tournait plus dans le genre éléphantesque .

Maintenant, je commence carrément à en voir le bout, surtout après consultation d'un médecin français qui traînait par là à Playa Ancon , près de Trinidad : «  Le mal nourrit le mal » : faut moins marcher !

Ensuite, le matos techno  : je suis parti avec mon ordi-tablette : à ne pas reproduire . Le tactile , c'est pas l'ami du voyageur . Erreur de l'avoir mis dans la soute : l'écran, choqué, s'est félé et me joue maintenant des tours pendables , entre la souris qui disparaît coincée dans un coin ou bien la recharge de la batterie qui fait la diva . Ce dernier point c'est le plus chiant , car ça nécessite de me brancher sur le secteur pour l'utiliser, et comme mon cable fait 50 cm , ça limite fortement l'autonomie en tout , rien que pour écrire . Depuis 2 jours , j'étais bloqué à 4%, et là, miracle , ce matin , je suis repassé à 77% . Et donc vous avez le super chance de me lire !

Et pour la suite de mes aventures blogueuses, moi , je ne suis pas Irma ( l'autre), je ne prédis pas l'avenir .

Le passé est fini, le future pas encore là, alors profitons du présent , et il s'appelle buffet du petit-dej .


 

PS : revolucion cubano et révolution internet , ça rime assez mal . Alors il n'y aura sans doute pas d'album photo sur le blog avant mon retour , le débit cubain étant très lent.

Pour ceux qui veulent mettre des images sur les commentaires, direction mon compte instagram, matthiasautourdumonde . Je poste quelques trucs par-ci par-là .


 


 


 


 


 


 


 


 

Publié dans CUBA 2017

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