24/02 - 02/03/09 - THE SYDNEY WEEKLY

Publié le par matthias

PETIT JOURNAL DE LA SEMAINE


Mardi 24 février

L'auberge de jeunesse est vraiment et définitivement trop impersonnelle à mon goût avec ses immenses couloirs façon tour de bureaux . Ca ressemble plus à un hôtel pour représentant de commerce ( proximité de la City oblige ? ) ; C'est pas ici que je vais taper la causette . Le petit-déj expédié , je suis d'avance content de pouvoir commencer un bon gros trekking urbain , sous un soleil généreux .

En plein quartier chinois dès que je sors . Pour le coup j'ai l'impression que la Ville n'est plus qu'asiatique .

En définitive, après avoir avalé plusieurs km à pieds , l'impression se mitige : la Ville est blanche, blonde ET asiatique . Minorité visible puisqu'elle semble toujours cantonner à tous les boulots subalternes : nettoyage , gardiennage , service , …

Pour une fois, et pour cette petite semaine australienne , je n'ai pas de guide papier pour me documenter sur le peuplement du pays visité , donc je ne peux faire que mes propres conjonctures . Le centre-ville est occupé par des buildings de bureaux , d'architecture très réussis , s'empilant au dessus des bâtiments début XXième siècle, un peu comme à New York . A 12H30 ça grouille de partout pour la pause déjeuner . Les cols blancs sont tous de sortie et présentent le visage d'une masse hyper uniforme : aucun ne porte sa veste de costume , peu de cravate. Tous en chemises bleues et blanches . Les working-girl sont, elles, beaucoup plus remarquables ! En fait elles arborent majoritairement un bien agréable look de sexy-girl, à mon goût : robe bien coupée, talons hauts . Population jeune et laborieuse . Ca donne presque envie de remettre de suite un costume et de venir bosser ici !

Mais , attention , faut pas oublier le «  presque » .

Quelque uns ont chaussé leurs baskets et partent en groupe pour un footing-déjeuner dans les immenses parcs tout proches .

Je ne sais même pas comment se compose l'économie australienne, mais, compte tenu de la physionomie de ce très vaste quartier , elle me donne l'apparence d'avoir enregistrée, depuis maintenant plusieurs décennies, de bien beaux succès .

Je retourne dans le très ancien , et restauré, quartier de The Rocks que j'avais arpenté la veille au soir . Au delà de quelques rues façon montmartre-touristique , avec ses incongrus musiciens-bêtes d'attraction aborigènes jouant au son d'une véritable boîte à rythme de discothèque , le quartier devient magnifique : suites de petites maisons arborant façade en fer forgé, imbriquement de rues rejointes entre elles par ponts et voies suspendues , jusqu'aux anciens docks aménagés en bureaux trés classes et design , ou en appartement ultra-chic avec yacht amarré en bas de sa porte . Je m'allonge sur l'herbe du parc de l'Observatoire , situation privilégié sur le Habour Bridge et une partie de la baie aux eaux bleues .

La ville me paraît vraiment immense et je pense que je n'arriverai pas à tout faire en une semaine . Ma manie du « tout voir – partout – plus loin » m'a repris .

Pour le soir , je me dis qu'un bon petit repas s'impose pour couronner en beauté cette bien belle journée . Direction le « Café Sydney » , sorte de « Georges » local , sur le toit d'un des immeubles les emblématiques et centraux de la Ville . Service et décor branchouille . J'ai eu l'adresse par des Australiens que j'avais croisé au Chili et qui m'ont listé leurs restos et bars préférés . Lesquels se révèlent tous être classés dans le catégorie supérieure ... Sauf que , chose étrange pour moi «  le parisien », avec le cadre , le service , eh bien les prix ne sont pas du tout abusés . J'en profite donc ! Mais 2 heures d'attente annoncées : c'est hyper couru comme coin , et la clientèle vraiment bien sappé . Moi avec mes sandales , mon sac à dos et mon short , je me fais presque honte dans un tel spot dominant le Harbour Bridge éclairé de milles feux . Mais non , après demande sur le dress-code , on m'affirme gentiment que ça ne dérange pas . Mais je prend quand même ma résa pour le lendemain soir et part manger dans un chinois de mon quartier, spécialisé dans les crabes vivants avec des têtes d'au moins 50 cm de diamètre : des monstres ! Une langouste géante , présentée à l'avide table voisine, avant le bouillon fatale , essaye de se faire la malle entre mes jambes à grands coups de queues , vite rattrapée par le serveur avant qu'elle ne retrouve le port …

Je reste sobre , et me contente de crevettes frites, qualifiés tout de même de « King » . Un peu trop grasses quand même mes « petites » crevettes et je pars rapidement me coucher , barbouillé .

 

Mercredi 25 février

Après la journée passée seul à arpenter et découvrir cette belle ville inconnue, je me souviens, ce matin, de passages marquant du bouquin de Michel Onfray sur sa théorie du Voyage . Un voyage , celui au long court comme je pratique , sera réussi si il alterne des moments uniques et partagés avec ses proches, et des passages où l'on se retrouve seul , face à soi-même, mais plus en prise directe avec l'environnement qui nous entoure .

Aujourd'hui , après avoir fait le plein de très nombreuses brochures touristiques auprès du Centre d'Information de la Ville ( carte des réseaux de transports , brochures sur les chemins de randonnées au départ du Centre , carnets de réductions , …), je compte suivre les itinéraires pédestres proposés d'abord pour le quartier universitaire d'Ultimo puis le quartier portuaire de Pyrmont et enfin le quartier résidentiel ancien de Glebe , le tout étant à l'écart du quartier d'affaires de l'hyper-centre .

En l'espace de deux rues on se retrouve véritablement projeter d'un seul coup en plein Cambridge , ma seule référence de campus anglais en la matière : l'ancien colonisateur a reproduit , au brin de gazon prêt, l'architecture néo-gothique de ses collèges , avec terrains de cricket, parcs immenses , maisons d'étudiants en briques et blasons sculptés aux armes de l'Empire . Etonnant .

Pyrmont et Glebe sont deux quartiers anciennement populaires et laborieux, celui des entrepôts de laine de moutons , avec également ses rues pleines de petites maisons en bois et fer forgé qui ont su garder et apportent un vrai charme au milieu des nouvelles habitations d'archi ultra-contemporaine poussées comme des champignons depuis moins de dix ans . La fièvre immobilière parait maintenant presque terminée vu le peu  de grues qui m'entourent. Je trouve le résultat très réussi, encore une fois , et cette ville me semble définitivement idéal pour y vivre . Et je n'ai toujours pas vu ses célèbres plages océaniques !

Je marche tout du long, toute la journée, à travers ces rues qui débouchent souvent par des points de vues époustouflants sur la baie . Une pause déjeuner s'impose au célèbre marché aux poissons , conquis par une foule de japonais . Ici on fait aussi dans le fruit de mer géant .

Retour à l'hôtel puis direction le Café Sydney où le repas est à la hauteur du paysage , le tout pour le prix d'une entrecôte dans une brasserie impersonnelle de notre Capitale ( faut savoir que je déteste les brasseries parisiennes, leur trouvant un côté très grosse arnaque ).

 

Journée réussie .

 

Vraiment dommage que Sydney soit si loin de l'Europe , sinon , succès touristique et destination professionnelle ( à la Barcelone ) seraient vraiment considérables .


Jeudi 26 février

Dernière matinée de trek urbain avant le départ pour Manly, la ville balnéaire que j'ai choisi pour les deux prochaines nuits . Critères de sélection : 30 min de ferry, à l'entrée de la baie avec plages côtés baie et océan , surf , possibilité de balade dans le bush australien, la végétation d'origine qui a pu subsister par endroit et faisant plutôt penser à une garrigue provençale .

En ville , je suis maintenant le circuit de découverte des bâtiments d'affaires les plus emblématiques de l'Histoire , très jeune , du pays . Avant l'embarcadère , pause sandwich dans le magnifique Royal Botanic Garden , également lieu de résidence du gouvernement de l'Etat de Nouvelles Galles du Sud . Des vues saisissantes sur les gratte-ciels façon « Gotham City envahi par la Jungle », accentuées par la présence de centaines et énormes chauves-souris , qui crient et se battent entre eux, pendues à l'envers aux branches des arbres .

Le jardin , pourtant immense , est dominé par la masse du Queen Mary 2 , le plus grand paquebot du Monde , ancré le matin même , et faisant ainsi la Une des journaux locaux , avec l'autre Une, relative aux attaques de requins dans la Baie ! Son eau étant maintenant beaucoup moins pollué et sa pêche très réglementée , elle est devenue un vrai réservoir à gaver le requin , qui n'hésite plus à quitter l'océan pour rentrer loin à l'intérieur .

Que je traverse en ferry , au milieu de dizaines de voiliers toutes voiles dehors .

Cette histoire de requins provoque pas mal d'émotions dans le milieu des jeunes surfeurs de l'auberge de Manly , pour la plupart européen . Je tape la causette avec un suédois sympa au milieu d'un bon gros bordel de vêtements , chaussures et serviettes accrochés un peu partout et jonchant le sol . Ca donne l'impression que mes colocateurs sont là depuis des siècles , mais non , le suédois est là seulement depuis deux jours, et s'est déjà bien étendu ! En plus , pas mal de reliefs de nourriture en état avancé de quelque chose, par terre ou sur les étagères . Gros doute sur le passage de la femme de ménage entre chaque départ de coloc . Terrain hyper propice à une blitz-krieg d'une armée de cafards australiens , avec prises de guerres considérables .

Dehors c'est un peu la fin de journée du surfeur : le soleil caché par les nuages, temps plus frais , frileux , il rentre pieds nus à l'hôtel , la planche sous le bras . Moi , chemin contraire , je pars en balade le long d'un chemin de rando longeant la côté vers l'entrée de la baie . Superbe végétation : je ne connais aucune des essences , tout ici est endémique : c'est très déstabilisant mais attise toujours plus la curiosité . A  l'horizon , devant le soleil tombant , le centre-ville de Sydney semble s'embraser .

Je continue toujours plus loin ma rando et ne rencontre personne sur le petit chemin balisé , à part des toiles immenses avec leur propriétaire araignée , au dessus de ma tête entre deux arbustes , à intervalle très régulier . Vu la grosseur de la bête et le fait de passer sa tête en dessous tous les 10 mètres , j'en connais une , dont le prénom commence par A, qui aurait fait une attaque cardiaque sur le champ !

Maintenant de gros perroquets tous blancs, crient – hurlent ? - les uns après les autres dans une vacarme dingue , alors qu'il n'y a plus de soleil . Sur la route du retour , panneau symptomatique de l'Australie, à mon sens : comme pour chez nous sur les routes les plus mortelles , là un 4X3 qui explique que la « route » a tué en 2008, 9 Bandicoots , petits rongeurs à poils longs , et 0 pour l'instant en 2009 .

 


Vendredi 27 février

Levé matinal, motivé par la présence d'un domaine sous-marin protégé juste à côté de la plage des surfeurs , dont a parlé avec pas mal d'animation la suédoise de la chambre, copine du suédois  . Génial pour le snorkeling selon elle . Sa motivation m'a fait oublié la présence des requins dans les parages …

Je ne sais pas si c'est comme en Polynésie , mais je me dis que les poissons doivent être plus nombreux le matin . Dehors , il fait un peu gris , pas trop de planches de surf de sortie encore .

Première entrée dans le Pacifique Australien : on est bien loin des 27 °C de Moorea !!!

Mais l'effort thermique en vaut la chandelle .

Sherry Beach . Sable doré . Petite crique entourée de végétation . Des dizaines de mouettes aussi idiotes que dans « le monde de Nemo » , avec la même « voix » que dans le film .

En dessous , toute une faune et une flore que je ne connais pas : de grandes algues jaunes , de très gros poissons gris et marrons, des bancs de centaines de petits qui mouvent tous dans le même sens au même moment – pareil au film également - , des petites méduses que j'essaye d'éviter , de petites raies un peu moins joueuses que celle de la semaine dernière . Le tout à moins de 4 mètres de fond dans un paysage de roches blanches très découpées . Je kiffe bien !!!

Et tout d'un coup un Grand Requin Blanc .

 

Non , je blague , ce n'est qu'un Groper .

Il ressemble à un grand mérou tout bleu , le gros pépère . Avec ses grosses lèvres et son bon mètre d'envergure . Je le suis partout . Ca n'a pas l'air de le déranger, le bonhomme .

En remontant , tenaillé par le froid , je tombe sur une explication de la faune sous-marine locale et je reconnais mon pote sur photo, avec sa petite histoire : pouvant vivre jusqu'au 35 ans , le mâle , le bleu , vit entouré de son harem de femelles grises . Quand il meurt , les veuves sont tant éplorées ,  qu'une parmi elles produit une mutation , change de sexe , et devient le nouveau mâle .

Etonnant n'est-ce pas ?

 

Au retour je me rends mieux compte de la physionomie générale de la ville de Manly : une sorte de grand Biarritz , avec ses falaises séparant les plages à surf , et surplombées de vastes et très nombreuses villas . J'ai un bon feeling avec les lieux .

Séquence shopping chez les célèbres marques de surf made in Australia : Rip Curl , Billabong , O Neil, Hurley , Quicksilver , …

Puis 10 Km de balade sur la Manly Scenic Walk , entre coins de nature complètement perdus avec eucalyptus aux troncs torturés , fougères au sol ou arborescentes , et des faubourgs en lisière maritime , véritable paradis de l'architecture contemporaine . Je ne suis toujours pas revenu de ce mode et de ces lieux de vies australiens . Même si il s'agit d'une banlieue chic , il y a quand même des milliers de villas . Tout le monde n'est pourtant pas Ruppert Murdoch ou Nicole Kidman ici .

Je termine la balade plutôt lessivé , par une jolie petite plage , attiré par le son d'un groupe se produisant à côté , dans un mariage , entre reggae , tubes latino et brésilien . Très agréable .

De retour à Manly , un petit verre bien sympa au très branchouille Warf Bar pour voir le couché de soleil avec les happy few débarqués de Sydney Downtown pour la soirée .

Je m'endors comme une masse après un petit plateau de fruit mer pris ensuite au pub du coin .

 

 

samedi 28 février :

Le matin .

Je dors encore, mais j'entends Une Voix .

Un miracle ? Il m'appelle ? Il veut que je surf ? Mais je ne comprend pas Ses Paroles .

Même si Ses Voies sont impénétrables , je trouve quand même le lieu de l'appel , dans cette chambre cataclysmique , un peu incongru ( hier soir en rentrant il y avait même des nouilles torsades sèches et écrasées par terre à côté d'une verre renversé de liquide inconnu . Vivement que je me casse . )

J'essaye donc de me rendormir , mais non à intervalle régulier la Voix passe , claire et nette , au travers de mes boules Quies .

Je me réveille alors tout à fait : 7 H 15 . Cela fait donc un peu plus de 3 heures que mes chers , jeunes et très blonds voisins suédois viennent de rentrer de leur Friday Night .

Le mystico-mystère n'en ai maintenant plus un : c'est en fait mon nouveau collègue d'en dessous, arrivé pendant la nuit , qui semble rêver dans son sommeil et émet des bouts de phrases dans une langue qui me demeura définitivement inconnue .

Bon , je ne traine pas : dehors le soleil brille , et l'Australie et cette plage de Manly m'ont motivé pour ressortir mes baskets , au fond du sac après un réempacketage anti-odeur faisant suite à l'épisode homérique du parc Torres del Paine,

Le soleil est à peine levé depuis une heure qu'il y a déjà des centaines de sportifs dehors .

Comme à Rio , le bord de mer est idéal pour faire du beach volley ou son jogging ( comme moi ) , en dépassant ceux qui font de la marche soutenue , tout en essayant d'éviter les surfeurs et surfeuses qui courent pieds nus rejoindre la wave nette et claire . Beaucoup moins m'as-tu-vu qu'au Brésil également . Ici il n'y a pas que des boutiques de vente de pilules ultra-protéinées en bidons de 5 litres à chaque coin de rue . Même si il y en a aussi . C'est pas la gonflette ni la chirurgie brésilienne . Ca respire la bonne santé, l'Australie !

Au bout de la promenade commence les terrains de sports : tous les courts de tennis semblent occupés et je regarde pendant un bon ¼ d'heure un match de cricket sans évidemment comprendre grand chose . Je suis donc bien maintenant arrivé dans l'Hémisphère Planétaire du Cricket-Roi . Cela me parait poussif comme sport, au premier et unique abord : peu d'actions et tout semble se jouer dans le lancé de la balle .

Au retour, la plage se remplit au fur et à mesure toujours plus : maintenant des centaines de surfeurs s'exercent sur les vagues d'une belle couleur verte translucide . J'aime beaucoup cet endroit et pour une fois je regrette de partir . Sauf que je dois rejoindre, à l'autre bout de la Ville, Samuel .

Sam est un des meilleurs potes de mon pote Renaud , et il est arrivé ici à Sydney avec son amie Mélanie, pour bosser , il y a un peu moins de deux mois, et pour profiter de la qualité de vie .

Check-out à l'hôtel et je m'installe dans un café en bord de mer : je ne me lasse pas de voir l'Homme surfer la Vague . C'est un vrai mode de vie ici : en famille , jeunes et vieux, plus jeunes et moins vieux , entre potes ou copines , tous s'y mettent .

 Je traine un peu encore à la Plage de Manly .

Petit moment de bonheur . Sur le sable allongé . Sous le soleil exactement . L'envie , assouvie , d'écouter un bon Rap ou Rnb US . Ne trouvant rien sur la bande FM locale , je redécouvre sur mon baladeur une nouvelle fois le toujours Enorme Album «  The New Danger » de Mos Def , et le non moins mythique morceau « Sex Love and Money » .

Puis le temps de reprendre le Ferry pour le Centre Ville, un bus pour Bondi Beach , là où mes amis habitent - la plage la plus connue de Sydney - puis de trouver un lit en dortoir dans le premier hôtel pour backpackers qui passe sous mes yeux – le Noah's backpackers, véritable nid à surfeurs -, je les retrouve juste au moment où ils remontent de la plage en vue de se préparer pour la soirée de ce soir , qui s'annonce très très gaie .

La ville est en pleine préparation du «  Mardi Gras » , en français dans le texte , dans une semaine , qui voit son apothéose avec un immense défilé costumé de centaines de milliers de personnes , à majorité gay et lesbien, mais pas seulement . Ce soir on part donc tous les trois rejoindre leurs amis Hamish et Stéphane , pour une grosse soirée de pré-mardi-gras . Bon , la majorité est , là, vraiment écrasante , mais reste vraiment « bon enfant » dans son genre . On est un peu la touche gay-friendly de la soirée . Il y a tout ce qu'il faut pour que ce soit réussi : énormément de gens lookés, costumés et délurés, c'est « kooky », avec une suite de petits concerts rock entrecoupés de prestations scéniques plus ou moins sexy , acrobatiques ou carrément trashy . Mes amis sont à fond, et on rentre tous ensemble tard chez Hamish et Stéphane qui habitent à deux pas..Ici aussi Ziggy, il a des tas d'amis . Mais surtout dans la rue . C'est le nom du chien .

Je n'enchaine pas sur le debreaf cocktailisé dans le superbe petit jardin de la maison dessiné par Hamish , architecte de son état , et part me coucher .

Une bonne grosse journée .



Dimanche 1er mars

 

Comme d'habitude dans ce genre de cas , quand je me couche super tard , eh bien je me réveille super tôt !

Evidemment pas âme qui vive encore dans la maison . La tête un peu fracassée par les quelques mélanges de la veille , j'attends donc patiemment les prémices du réveil des autres . Un dimanche matin comme il en existe des millions sur Terre .

Au bout du compte, tous sont satisfaits d'être plutôt frais et ils comptent recommencer dans quelques heures pour une before . Bon , là je ne m'y vois quand même pas . J'ai tout de même un vol pour Singapour dans les 24 Heures . Et je reste à me reposer à Bondi Beach jusqu'au coucher du soleil , conclu par un bon petit footing . Assez génial , encore une fois, ce paysage de surfeurs , filles et gars , qui prennent la vague , avec le contre-jour de la lumière tombante . Vraiment .

Ceci dit , le surfeur lui-même , est plutôt à classer définitivement dans la catégorie crado : ma nouvelle chambre à Bondi n'a vraiment rien à envier à celle de Manly . A 19 H un cubi de Blanc trône par terre en plein milieu de le pièce , entouré d'une constellation de chaussettes , caleçons et culottes , la chambre étant mixte . Le lit d'en face est occupé par une française , Aurélia, qui me semblait apparemment avoir dans les 40 ans . Mais au détour de la conversation elle m'avoue en avoir 25 … Un peu amochée apparemment par la fête généralisée à Bondi , et par ses quelques mois en Australie , entre petits boulots et bon temps passé . Evidemment , j'essaye de rester gentleman , et ne joue pas au jeu du «  Et toi tu penses que j'ai quel âge » . En face un flamand en tour du monde , Rjul . Des irlandais incompréhensibles . Une jolie écossaise , copine de la française . Quelque peu fatigué de la journée , et soirée ! , de la veille , je tombe rapidement de sommeil sur mon lit superposé de cette chambre-auberge espagnol .



Lundi 2 mars

 

Nouvel émois ce matin sur 5 colonnes à la Une dans toute la presse .

Un jeune waterboy sur sa planche, Andrew Lindop , s'est fait croqué, samedi , un petit morceau par un grand requin blanc sur la plage d'Avalon .

Ces histoires de requins , il est clair que ça traumatise tout le peuple australien du bord de mer . Même moi , qui ne surfe pas et prend seulement des photos , j'ai été au courant de cet histoire , en écoutant des conversations . Ce genre d'infos circulent hyper vite ici . Ces attaques mettent en brêche cette civilisation australienne de la plage et du sport-roi où l'homme domine, par sa force et son adresse , l'élément marin . Alors quand c'est le requin qui gagne , l'Australien , il est comme blessé dans son amour propre .

Encore un petit tour à la Plage de Bondi et à la piscine de mer très photogénique , puis direction l'Aquarium de Sydney avec ses très populaires tunnels sous-marins , au dessus des vitres desquelles d'énormes requins passent , vifs et puissants . Fascination/Frisson de la foule .

Plein d'autres poissons endémiques, et donc très étranges au premier abord, bordent les côtes australiennes et peuplent les rivières . L'ornythorinque semble avoir avalé des algues cocaïnées.

Et c'est déjà l'heure de partir de cette chouette ville .

A l'enregistrement , après plus de 60 minutes d'attente dans la file, on m'annonce que c'est trop tard pour moi, plus de place dans mon avion !

Décidément je déteste les aéroports anglo-saxons !!! ( voir mon épisode de fouille au corps lors de mon premier séjour aux USA en 97 , toujours lié à un problème de compréhension de ma part…) . J'essaye de garder mon calme . On me balade maintenant d'un guichet à un autre . Puis tombe sur l'hôtesse qui fait une gueule de 2 mètres mais, arrive , elle, a me trouver une place dans un avion qui part seulement 40 min plus tard que le premier initialement prévu ! Tout ça pour ça .

Plus que quelques minutes avant d'embarquer . Vol tranquille . Sieste . Singapour est déjà là , efficace , honnête , moderne . Je check mon adresse, Adam Road, Arcadia Road . La route d'Arcadia n'est pas inconnue au Taxi filant à travers ce monde englouti sous une jungle toute asiatique .

Croisant la piscine hollywoodienne éclairée et entourée des jardins suspendus de chaque appartement, me voici arrivé devant la double porte massive de chez les parents de Morgane, au sein de ce grand condominium immaculé , luxieux et luxuriant .

Je sonne .


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benjamin 08/03/2009 08:48

tu as rencontré Groper un trav polygame?

benjamin 08/03/2009 08:21

T'as choisi celle de gauche ou de droite matthias?