INCREDIBLE !NDIA : THE BEST OFF – 29/11/2011 – 13/12/2011

Publié le par matthias

 

 

Incredible !ndia : c'est le slogan promotionnel du pays, que l'on peut voir afficher et inscrit un peu partout .

Excellente idée comme dirait Marjo et Benoît, qui m'ont hébergé à Chennai ( ex-Madras) sur trois jours au début de mon séjour en Inde du Sud .

 

Et en effet, ce slogan , il fonctionne pour tout !!!!

Et permet de tout justifier .

Les beautés ou les pures horreurs . Le développement accéleré ou le blocage à l'âge de fer . La grande richesse ou la misère insondable . Etc etc etc .

La liste peut être infinie elle aussi : Incredible !ndia .

 

Sur ce, en plus du résumé de mon voyage, qui finalement aura duré deux semaines seulement , ayant dû rentrer plus tôt pour raisons professionnelles, je reprend ce slogan à mon compte pour faire part de choses vécues ou sensations ressenties sur le vif du moment … futilement et en toute partialité !

 

  • En Inde , on marche le long des routes : mais pas de n'importe quel côté !!! Attention question de survie : il FAUT marcher dans le même sens que le trafic , et non face aux véhicules comme chez nous, sauf pour être pris pour un suicidaire et en plus provoqué l'énervement du conducteur . Car dans le sens du trafic, ce dernier gère le piéton comme tout autre véhicule qui le gène - char à boeuf, moto, camion , vélo, …- en klaxonnant tout en le dépassant . Et suivant l'énergie mis au klaxon qui se fait entendre crescendo derrière lui, le piéton doit, plus ou moins, se mettre de côté . Bon, ok , c'est stressant les premiers jours , mais ensuite on s'y fait très bien et on repère de loin – avec son 3ème de derrière la tête ? - la taille du prochain véhicule à la force de son klaxon . Sinon TOUS les klaxons vrillent littéralement les nerfs ( ça, par contre, je ne m'y suis jamais fait ) .

  • En Inde , en ville , il vaut mieux marcher sur la route ( voir au-dessus …) , car les trottoirs recouvre souvent l'écoulement des eaux usées sous des dalles de béton , et comme celles-ci peuvent être parfois défoncées, un petit plongeon d'un pied – voir plus ...- dans les égouts est prévisible par manque d'attention .

  • En Inde, sur les trottoirs ou la route ( toujours !) il ne vaut pas mieux avoir le nez dans le viseur de son appareil photo tout en marchant , pour ne pas voir recouvrir son pied et sa sandale d'un bouse bien fraiche .

  • En Inde, les riches laissent leur domestique se débarrasser de leurs déchets.

  • En Inde, les domestiques se débarrassent de leurs déchets dans la rivière .

  • En Inde, il n'y a pas de poubelles dans les rues, donc tout le monde jette tout par terre .

  • En Inde, on balaye toujours la route ou le trottoir pour mettre le tas de déchets de côté ...puis on balayera pour mettre le même tas d'un autre côté … Puis …, puis …, puis … jusqu'à un jour un camion vienne ramasser le tas . Pour le mettre dans la rivière .

  • En Inde , il n'y a pas de répondeur sur la messagerie des téléphones portables . Donc il faut rappeler . Et rappeler .

  • En Inde , tout le monde dodeline plusieurs fois de la tête de droite à gauche , muet, pour dire OUI . Et pas non .

  • En Inde, manger épicé fait se moucher au bout de quelques secondes . Moi . Pas eux !

  • En Inde, on pisse partout et tout le temps contre les murs . Eux . Pas moi !

  • En Inde , on adore les dynasties familiales comme Stéphane Bern , dans tous les domaines : dans les industries fleurons du pays ( famille Tata ou Ambani ) , dans le cinéma ( famille Kapoor) ou encore en politique ( famille Gandhi) . Et parfois les domaines se mélangent : surtout dans le sens du cinéma à la politique ! Par exemple , la corpulente chef de l'exécutif de l'Etat du Tamil Nadu est une ancienne star de ciné tamoul .

    En politique, cette « plus grande démocratie du monde » est ainsi gouverné, avec quelques intermittences, par la même famille depuis 1947 et l'Indépendance !

    Soit la famille Nehru-Gandhi !!!

    On appelle ça la démocratie dynastique .

    En résumé , Nehru est resté une vingtaine d'année premier ministre , puis sa fille Indira Gandhi l'est devenu également ( mariée avec un Gandhi qui n'a pourtant aucun lien de sang avec l'autre, le petit dans ses couvertures blanches, mais la « marque » Gandhi a souvent été utilisée pour confondre l'électeur crédule …) jusqu'à son assassinat au début des années 1980, puis le fils cette dernière , Rajiv Gandhi jusqu'à son assassinat en 1991. Ensuite c'est l'épouse de ce dernier , Sonia Gandhi ( née italienne à Turin ! ) , qui est devenu le chef du Parti du Congrès au pouvoir depuis 2004, et dont les rennes sont programmés pour revenir à son fils Rahul Gandhi , chef des Jeunes du Parti . Ca va vous avez suivi ? Tout cela ne se fait pas sans heurt non plus ( assassinat, culte de la personnalité contesté, renonciation au poste de premier ministre par Sonia en raison de sa nationalité de naissance mais tout en restant la véritable gourvernante du pays, contestation du système dynastique surtout depuis qu'elle s'est fait opérer d'une opération secrète cet été aux USA sans que son fils ait vraiment eu le charisme de prendre le relais ) . Et les élections c'est pour bientôt !

    En matière de cinéma, j'ai vu plusieurs films avec le nom de Kapoor affiché à l'écran : acteurs, actrices , producteurs , metteurs en scène , scénaristes : ils sont tous de la même famille et ils sont très nombreux sur plusieurs générations ! Du grand-père aux petits-enfants. Le star-system régissant Bollywood , ce n'est pas prêt de s'arrêter . J'ai regardé dans l'avion deux films avec la jeune génération des kapoor comédiens : une comédie policière délirante avec la sublime Kareena Kapoor , Golmaal Returns, et une comédie romantique avec le jeune Ranbir Kapoor , Wake up Sid . Surtout cette dernière m'a impressionné, dans le sens où encore une fois, après l'expérience de The Dirty Picture, la mise en scène, l'histoire ou l'image étaient égale sinon supérieure à celle de nombreuses comédies romantiques US du même genre. Avec l'indianité en plus ! Vraiment top . Prêt pour l'export . Depuis, j'ai potassé les films du nouveau bollywood, pour un visionnage qui ne saura tarder , avis aux curieux : 3 idiots, Raajneeti , Ajab Prem Ki Ghazab Kahani, Zindagi Na Milegi Dobara ,

   Evidemment en Inde, ce sont parfois les côtés «  négatifs » qui peuvent être perçus en premier, ce monde indien étant souvent à des années-lumière de notre société si policée, mais au final , et pour tout ça , j'ai vraiment beaucoup aimé ce pays !!!

 

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Pour mon trajet, illustré dans l'ordre par les photos des deux albums mis en ligne, dans les faits – car en toute occasion il faut savoir aussi rester factuel…et ne pas trop divagué ! hum hum - je suis arrivé en avion jusqu'à Dehradun , à environ 250 km au Nord de Delhi pour être accueilli pendant une semaine par mon amie Valérie qui s'occupe de son association de soutien scolaire à des enfants du slum ( bidonville) .

Dehradun est la capitale de l'Etat de l'Uttarakhand : en cette qualité c'est une « petite » agglomération typique et métissée de l'Inde du Nord d'aujourd'hui, avec son 1,6 millions d'habitants, plantée, au pied de l'himalaya ( en ce début de décembre il fait dans les 20/25°C le jour et une petite dizaine la nuit …)

Une bonne base pour visiter les lieux touristiques alentours .

La découverte d'Haridwar, cité sainte baignée par le Gange, avec sa cérémonie quotidienne du feu à 18H précise , ses bains rituels le longs des ghats ( escaliers ) d'accès au fleuve où les pélerins doivent effectuer leurs plongeons rituels dans le fleuve sacré, tout en s'accrochant à une chaine pour ne pas être emporté par le courant .

La montée à Mussoorie, verte station d'altitude construite pour les anglais au XIXème afin de prendre le frais face aux premiers sommets de l'himalaya, avec ses villas de style british .

La découverte de la colonie d'expatriés tibétains à la périphérie de Dehradun, avec ses temples , ses statuts de Bouddha, ses moines, ses vieux burinés, ses jeunes branchouilles, ses momos ( raviolis vapeur), son extraordinaire propreté entretenue et montrée en exemple à leurs hôtes indiens.

L'aventure médidativo-hippie-yogi de Rishikesh ( voir post ci-dessus).

 

 

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Puis quittant Valérie, j'ai rejoins à plus de 3H de vol, la ville de Chennai ( ex Madras) , capitale de l'Etat du Tamil Nadu pour être accueilli tout aussi chaleureusement et naturellement par mon amie Marjolaine et sa petite famille en expatriation ( Benoit et Little Dimitri) .

Avec Chennai, on fait dans la mégapole tentaculaire baignée par les eaux du Golfe du Bengale ( près de 8 millions d'habitants ) . Métro et aéroport en bonne voie de finition cotoient les ruelles plus qu'encombrées du bruyant bazar dit chinois, les statues décaties des souverains britanniques, les rues arborées hyper-résidentielles, les témoignages fortifiés des britanniques passés à la lessiveuse de la mousson, les castes de pêcheurs bien peu fortunées, et Thomas l'apôtre arrivé là il y a un petit peu moins de 2000 ans . Avec quelques refuges de pleine sérénité : se balader au Parc de la Theosophical Society ou assister librement aux cours de la Kalakshetra Foundation où maîtres de chants, de danse , de théatre , de musique répètent ou enseignent aux plus doués des élèves : extraordinaire !

Quittant ma french family, direction est prise plus au sud pour le début de mon Tour-Bus du Tamil-Nadu .

    

Découverte d'une seconde Inde plus colorée en cette seconde semaine : du Nord au Sud , ce n'est plus le même pays : c'est plus la même langue ni le même alphabet, de l'Hindi au Tamoul– d'une autre côté je ne comprends ni l'un ni l'autre …- un climat différent avec 35 °C en journée et 25 °C le soir, une misère crasse et une pollution moins visibles si ce n'est moindre tout de même , une explosion de végétation une fois sortie de la mégapole, un cinéma Kollywood ( tournages à Chennai), et non plus Bollywood , avec sa super-mega-star Rajini ( une grande star dans toute l'Asie, dont les cachets sont seulement dépassés par ceux de Jackie Chan ! C'est le type à grosse moustache, tête ronde, moumoutte sur la tête, et lunette de soleil que l'on voit partout en affiches sur les murs, côtes-côtes avec les images de Sonia Gandhi ou de la présidente du Tamil-Nadu …) .

Première étape du Tour-Bus, plus ou moins poussif selon l'engin, Mahabalipuram, sa plage, ses pêcheurs, ses temples de plus 13 siècles (!) , son incroyable bas-relief ( vieux souvenir de lecture), son excursion au grand-temple de Tirukalikundram dans son paysage de rizières .

Mahabalipuram : face à la mer et au soleil levant .

Deuxième étape , les témoignages indiens d'une France outre-mer : Pondicherry . Etape paradoxalement « quelque peu » perturbée par mes échanges avec la France justement, deals de change transnationaux ( un grand merci à Loic ( le Loic-San du Japon), sinon la fin du voyage n'aurait pas été possible dans les conditions où je l'ai faite : accélération au turbo ) et autres mésaventures bancaires ( encore une fois ...mais cette fois je ne m'étend pas ) . J'ai quand même eu quelques heures pour prendre le pouls de la cité coloniale alanguie . Maritime, calme et reposante. Sa propreté exemplaire et ses bâtiments ravalés aux couleurs blanche et jaune est en passe d'en faire une ville-musée, destination de week-end de la upper-class indienne , voir presque figée dans son passé - parfois réinventé - compte tenu de la folie indienne du dehors .

Troisième étape, pour Trichy/Tanjore( voir post ci-dessus ).

Quatrième étape , la grande cité sainte des tamouls de Madurai, avec ses milliers de groupes de croyants, son Temple-Ville encore plus vaste que celui de Trichy , mais dont l'accès aux lieux de culte est beaucoup plus réglementé, voir fermé, compte tenu de l'obligation de canaliser le trop grand nombre de pélerins , ayant dans leur majorité moins de 30 ans.

Cinquième étape, le retour par Delhi en vol intérieur pour un départ le lendemain en matinée pour Paris : sans plan , ni guide , ni repère à l'exception du nom d'un hôtel dans le très vivant et bordelique quartier du bazar aux centaines d'hôtels pour routards, j'ai passé la fin de journée et la soirée à marcher tout droit dans une unique direction pendant quelques kms à la redécouverte de la mégapole, pour ensuite pouvoir revenir sur mes pas .

Et retour à la maison .

 

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L'inde, pour en profiter pleinement, il faut vraiment être dedans ( moi , c'est en voyageant à la « roots » qui j'y arrive le plus rapidement ) , sinon le négatif submerge le positif .

Et une fois dedans, c'est aussi laborieux d'en sortir une fois de retour dans la verte patrie .

 

Aussi , cette fois-ci, je compte bien y revenir bientôt ( sans attendre 13 ans ) , en repartant de l'endroit où je l'ai quitté ( Madurai ) pour continuer la suite de mon voyage dans ce Sud tellement indien .

 

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Publié dans INDE 2011

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